A propos

Note d’intention

Parler de la laïcité n’est pas une chose facile, principalement dû aux énormités qui sont dites en son nom. Par exemple, interrogée sur l’interdiction de port de signes religieux ostensible, Marine Le Pen répond « Les grandes croix n’existent pas. Les religions chrétiennes n’ont pas de signes ostensibles, c’est en réalité nous qui avons inventé la laïcité ». Elle, comme beaucoup d’autres, proposent une “laïcité à géométrie variable” qui poursuit en réalité, un motif à l’exclusion de l’islam, principalement, où les signes religieux de toutes les religions sont acceptés, sauf ceux de la religions musulmane, jugés “ostentatoires”. C’est, premièrement, cette perception tronquée de la laïcité que nous combattons.

 

Rien que le fait d’opposer une laïcité “politique” à une laïcité “philosophique” lui confère d’emblée un caractère bicéphale qui la rend difficilement cernable, et encore moins univoquement définissable.

 

Il n’y a pas une pensée unique et identifiable, constituée et systématique dont la laïcité peut être déduite, mais bien une constellation d’attitudes intellectuelles, morales et politiques déduites de nombreuses références philosophiques. Geoffroy De Brabanter, animateur/philosophe de la de la MLFBN s’est pourtant risqué à un petit texte synthétique.

 

Comme le dit l’adage, la laïcité, ce n’est pas une opinion mais la liberté d’en avoir une. En effet, partant du principe qu’aucune autorité – qu’elle soit culturelle, cultuelle ou idéologique (NDLR. à fortiori, une autorité politique ou religieuse) – ne doit être en mesure de restreindre les droits humains fondamentaux, la laïcité veille avant tout à maintenir la séparation entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux afin de garantir à chacun la liberté d’adhérer aux idées, aux convictions et aux croyances de son choix pour autant que son consentement soit, lui aussi, libre et éclairé. Dans cette optique, la laïcité prône la méthode du libre-examen pour développer l’autonomie d’une pensée capable de se remettre perpétuellement en question tout en refusant les idées qui se présenteraient comme vraies de tout temps. Démocrate par principe, son souhait est d’offrir à chacun l’accès à ces outils émancipateurs qui permettent l’autonomie des consciences et des choix. Mais si les valeurs laïques sont intangibles, il faut garder à l’esprit que leur mise en pratique ne réside pas dans une recette toute faite à l’heure où le monde est de plus en plus globalisé et où les repères sont de plus en plus flous. C’est en ce sens que la laïcité est avant tout un idéal qui doit servir d’aiguillon à la pensée et à l’action humaine, un idéal qui, par le dialogue franc et transparent, doit être réinventé sans cesse. Comme le disait François Bovesse : « il faut rapprocher les hommes en développant sans cesse en eux le sentiment du respect des convictions de tous et en élargissant sans cesse la possibilité d’élévation pour les plus humbles ».

 

De nombreuses valeurs émergent de ce texte, mais ne constituent pas une définition affirmative. Ne pouvant être que déduit, le concept de laïcité est-il condamné à rester un concept vague? La:Cité ambitionne d’informer sur la laïcité, mais aussi, propose au public de participer à la rédaction d’une définition de la laïcité.

Une expérience poly perspective, transmédiatique et participative.

Il n’y a pas qu’une seule manière de raconter des histoires. Et puis, pourquoi n’en raconter qu’une?

 

La transmédialité, ou narration transmédia, est une méthode de développement d’œuvres de fiction ou documentaires et de produits de divertissement qui se caractérise par l’utilisation combinée de plusieurs médias pour développer des univers narratifs, des franchises, chaque média employé développant un contenu différent.

 

Le transmédia storytelling va nous permettre d’émettre différentes oeuvres ou expériences, plus ou moins indépendantes les unes des autres, en profitant des avantages propres à chaque média comme leur interactivité ou leur public cible.  

 

Un travail artistique et pédagogique

 

La:Cité est avant tout un projet qui s’inscrit dans la durée et dont la réussite dépend avant tout de la qualité des apports qui vont y être fait. Des démarches ont été faites vis à vis du Centre d’Action Laïque communautaire pour étendre l’ampleur géographique du projet. Nous espérons aussi que les interviews des artistes lors des festivals de l’été augmenteront l’impact des quizz.

 

Il existe encore de très nombreuses opportunités de développement pour l’avenir, comme par exemple, la création de “Quizzmathons” pour les évènements ou sur le site, la création d’ateliers sur le sujet, la création d’un rap sur le beat offert par Guts, et le tournage d’un clip, la création de pins, ou la co-rédaction d’un essai sur le sujet, la multiplications des expos…

 

Encore de nombreuses perspectives, qui s’inscrivent dans un cadre institutionnel parfois lourd mais pérenne et qui présagent une longue suite au projet.

La team

 

Aude Minet Directrice de la Maison de la Laïcité François Bovesse de Namur

 

Explorer, rencontrer et créer sont sans doute les principaux piliers de son implication professionnelle. Après un parcours dans la Fonction publique, l’Enseignement et l’Aide à la Jeunesse, c’est à la Maison de la Laïcité de Namur qu’elle a posé ses valises, réalisant la synthèse des expériences passées. Plaçant l’humain au centre de son travail, elle est imprégnée de la volonté de service à la société tout en préférant la voie des petits ruisseaux. La diversité des fleurs et légumes qui poussent dans un jardin, elle la préfère à la monoculture d’un champ de blé blond. De là à oeuvrer pour une société qui harmonise la richesse de ses identités  multiples et courants de pensées foisonnants, il n’y a qu’un pas!

 


Maxime Dechamps, 30 ans, responsable du Bureau d’accueil des tournages de Namur Clap Wallonie ASBL. Photographe, vidéaste et responsable du projet

Après une formation artistique en arts du spectacle puis en communication, c’est dans la production audiovisuelle qu’il a forgé son expérience. “La French”, “Les visiteurs : La Révolution”, “A perdre la raison”, “The Missing” ou encore “Ennemi Public” sont quelques exemples des films et séries auxquels il a contribué. Porteur de projets en Europe et en Afrique il aime les voyages, les rencontres et la photographie. Impliqué dans la vie associative, il est aussi administrateur bénévole à la Maison de Laïcité de Namur, chef d’une chorale de chansons paillarde et tromboniste.

 

Geoffroy De Brabanter, Animateur/Philosophe


Éducateur spécialisé, philosophe agrégé et bientôt titulaire d’un master complémentaire en sociologie-anthropologie, sa soif de connaissance est à l’image de son parcours. Intéressé tant par les sciences humaines et l’art que par les sciences exactes et les découvertes spatiales, la philosophie est pour lui la meilleure manière de partager son étonnement quotidien. Voyageur et photographe amateur, il est curieux de l’Autre et conscient de la complexité du monde dans lequel il a été projeté sans même être consulté. Comme Socrate, il est persuadé que la seule chose qu’il sait, c’est qu’il ne sait rien (ou presque).

 

Basile Borsuk, Graphiste, Monteur motherfucker

 

25 ans, diplômé avec mention à la Haute Ecole Albert Jacquard, en Illustration et Animation 2D. Actuellement en master en architecture transmédia à Namur. Passionné d’illustrations, d’images, d’art et graphisme. Il aime se raconter des histoires et se faire des films.
Il aime le sport, la culture, le jeux vidéo, la musique, le cinéma et aider les personnes en difficultés.

 

Mais aussi de nombreuses personnes telles Murielle Vilcot, Alice Farida Mejdoubi, Fatma Yildiz. Merci!

Téléchargez la version complète du Dossier de production ici